Martine Pisani

est née à Marseille et vit à Paris. Elle se lance dans la danse à 22 ans en faisant aussitôt ses débuts d'interprète avec le groupe DUNES qu'elle rencontre à Marseille. Parallèlement, elle suit de nombreux stages dont ceux avec Odile Duboc et avec des chorégraphes Américains comme David Gordon et Yvonne Rainer, qui lui permettent de cultiver une danse non virtuose, débarrassée de tout formalisme.

Son parcours chorégraphique s'est fortement nourri des oeuvres de Robert Bresson, Guy Debord, Stéphane mallarmé, Laurence Weiner, Robert Filliou pour ne citer que les plus marquants.Travailler avec la singularité des interprètes, creuser la notion de jeu, questionner les codes du théatre, refuser tout illusionnisme, privilégier la légèreté technique, avoir une relation non autoritaire avec le public, sont les moteurs de sa démarche artistique.

 A partir de 1992, elle crée sa propre compagnie et une vingtaine de pièces parmi lesquelles fragments tirés du sommeil, là où nous sommes, sans, Slow down, Bande à part, Hors sujet, ou le bel ici. Depuis 2007, elle envisage la création sous forme de cycles qui réunissent des travaux autour d'une même thématique, de formes et formats variables. Un moyen de diversifier les cadres de la rencontre, de répondre au pied levé à des sollicitations inattendues, dans des économies et des temporalités chaque fois différentes.

 Le cycle RUNNING TIMES (2007-2010) s'articule autour de la manière temps avec Road Along Untitled Moments (R.A.U.M.), Blink, one shared object PROFIT AND LOSS, Hold the line ne quittez pas, one-more-ti-me, et as far as the eye can hear, la dernière étape du cycle conçue pour le plein air en 2010.

 Elle travaille actuellement sur RELATIVITÉ GÉNÉRALE (2010-2014), qui comprend la réalisation de deux spectacles : Cosmos blues ( solo porté par deux danseuses 2012) et Rien n'est établi ( sextuor 2014). Ce nouveau cycle travaille la matière d'un corps singulier, qu'elle met en perspective avec certaines lois de la physique moderne. L'instabilité de l'un avec le principe d'indétermination de l'autre. Que peut un corps instable dans un monde incertain ? sous tend l'ensemble de ce travail.

 Martine Pisani répondra à l'invitation de A DOMICILE par un atelier qui s'inspire des motifs de sa prochaine création : Rien n'est établi.

 


Proposition D'atelier A domicile

Nerz

 

Je propose un atelier où nous allons faire des expériences autour de l'énergie.

 L'énergie au sens de notre capacité à modifier un état, à produire du mouvement, de la chaleur, voire des étincelles...

 Ce qui nous fait bouger, ce qui nous fait bouger dans l'espace, ce qui fait bouger l'espace, ce qui nous met en relation avec l'espace, ce qui nous transporte dans l'espace.

 Il s'agit de faire des expériences avec le corps, mais aussi avec des objets, que nous détournerons ou pas de leur vocation initiale (fil, allumettes, morceaux de bois, veste , sac plastique, etc...)

 J'imagine l'atelier comme une sorte de laboratoire "scientifique" , un concentré d'activités, sans rapport les unes avec les autres, enfin..un peu quand même...car elle seront agencées dans le temps et l'espace.

 Ces actions à inventer ensemble, engagent le travail du jeu et de l'écoute : se repérer dans l'espace, avoir le bon degré de tension corporelle et la distance nécessaire entre les autres et soi.

 Le travail est lié à notre prochaine création, Rien n'est établi, où nous tentons de mettre le corps en perspective avec certaines lois de la physique moderne.

 L'atelier destiné à tous ne demande aucune technique de danse particulière, si ce n'est, être disponible et clarifier au mieux son intention quand on fait quelque chose.

 Il se fera en extérieur ou à l'intérieur, en fonction des lieux possibles repérés lors de notre première rencontre à Guissény.

 Je serai acompagnée de Théo Kooijman, danseur et bricoleur qui travaille avec la compagnie depuis 1995.

 Nour aimerions former un groupe allant de 5 à 15 personnes de tous âges, pouvant être présentes chaque jour sur 2h/2h30 d'affilée lors de notre résidence.

 

Martine Pisani - 01/02/2013

 

 Site web : http://www.ciemartinepisani.fr/

Page facebook : https://www.facebook.com/ciemartinepisani

 

 

Laurent Pichaud
Chorégraphe et interprète
Né en 1971 à Enghien-les-bains, vit à Nîmes

 

Issu du champ chorégraphique, Laurent Pichaud est l’auteur de plus d’une dizaine de pièces, présentées en France et en Europe. Depuis quelques années le souci du lieu de présentation est devenu une constante dans sa démarche : chaque projet est associé à un contexte spécifique, un lieu en lui-même pouvant suffire à définir le sujet d’une pièce. Qu’il s’agisse de lieux de vie « réelle » ou d’espaces aménagés, voire d’un théâtre, c’est toujours la globalité d’un espace visuel qui participe à l’écriture. Ceci le conduit à reconsidérer les modalités de l’adresse au spectateur en cherchant à trouver une égalité de présence entre performer et spectateur. Ses dernières pièces sont  mon nom, une place pour monuments aux morts (2010), et  indivisibilités, avec Deborah Hay (2011).

 

http://www.leslaboratoires.org/artiste/laurent-pichaud


Participation : Résidences A Domicile 2009

 

Rituel : mon nom

Les ateliers ont d’abord consisté au démontage total d’une voiture pour créer une sculpture éphémère collective dans la cour de l’ancien collège souvent squatté par une jeunesse motorisée. Le questionnement s’est ensuite acheminé entre les deux emplacements, ancien et récent, de la stèle commémorative de la seconde guerre mondiale, vers des notions de rituels civils ou militaires, de combats et autres atteintes au corps, de souvenirs et de futurs, de départs et de retours, de regards, d’ombres, de mémoire.

 

 

Mickaël Phelippeau
Chorégraphe, danseur et plasticien
Né en 1978 à Nantes, vit à Paris

 

Après une formation en arts plastiques et en danse, Mickaël Phelippeau travaille auprès de nombreux chorégraphes, et de 2001 à 2008 au sein du Clubdes5, collectif de danseurs-interprètes. Depuis 2004, il axe principalement ses recherches autour de la démarche bi-portrait, prétexte à la rencontre. Il crée ainsi les pièces bi-portrait Jean-Yves et bi-portrait Yves C. (2008), Chorus et Round Round Round (2010), Numéro d'objet(2011) et SALE DANSE (2012). Depuis 2010, Mickaël Phelippeau est directeur artistique de la manifestation À domicile à Guissény. À compter de la saison 2011-2012, il sera artiste associé au Quartz-Scène nationale de Brest.

 

Site : bi-portrait.net

Page facebook :  https://www.facebook.com/mickael.phelippeau.9


Participation : Résidences A Domicile 2008

 

Bi-portrait Yves C.

L’échange de tenues vestimentaires, le temps d’une prise de vue photographique, est pour l’artiste une occasion de rencontrer l’Autre. C’est aussi le point de départ proposé par Mickaël à Yves Calvez, chorégraphe du groupe Avel Dro, avant de recouper leurs interrogations communes sur  le cercle et la transe qui mènent à des moments de confrontation et de lutte. Ces connivences aboutissent à une pièce hybride entre le traditionnel et le contemporain où chacun alimente et régénère l’autre. La présentation à Kernouës de « bi-portrait Jean-Yves » duo avec le curé de la ville de Bègles, a permis au public de saisir les pratiques récurrentes de la démarche.

 

 

Carole Perdereau

 

Artiste interprète et chorégraphe, Carole Perdereau travaille notamment avec Loïc Touzé, Laurent Pichaud ... Elle réalise les projets: Travers, A faire chez soi, Micro Music, Between 5 to 5 and 5, Ex. Elle se forme à l'école School For New Dance Development à Amsterdam et aux Rencontres Internationales de Danse Contemporaine à Paris. Elle fonde l'association 'Lisa Layn' avec Annabel Vergne en 2006.

http://www.mainsdoeuvres.org/Carole-Perdereau.html

 

Participation : Résidences A Domicile 2011

 

Objets/Monstres & Co...

 

Comment tel un monstre à plusieurs têtes construire un objet commun ? « En proposant un atelier performatif avec l'utilisation de matériaux très divers (scies, planches, perceuses, plastique, corps ...) nous chercherons à construire et déconstruire, à façonner un objet en mouvement perpétuel. »
C'est par l'engagement et la singularité des participants à l'atelier que l'objet monstre est apparu pour nous échapper. Par leurs présences visibles et invisibles, leurs mouvements, l'espace de Ti AN OLL est devenu un terrain de jeu, une friche, une source, un son, une question, une absurdité passagère.

Carole Perdereau, assistée de Céline Dauvergne


Ont participé à cet atelier
André Abhervé, Marthe Guillo, Chloé Habasque, Paul Louis, Pascale Masson, Jean-Claude Prigent, Anne Thépaut