DANIEL DOBBELS 

Chorégraphe, danseur et penseur de la danse, contributeur et témoin avisé de l'histoire de l'art, Daniel Dobbels trace au fil du temps une voie unique entre danse et écriture. Quel que soit son médium - le mot ou le geste -, il n'a de cesse de l'interroger pour s'approcher au plus près du sensible, dans une visée poétique de l'expérience humaine. Ses pièces s'offrent comme des traversées intemporelles dans un espace réinventé par la danse. Avec les danseurs de sa compagnie, il mène une exploration minutieuse du geste, fouillant tous les états du corps pour faire émerger ce qu'il retient de plus intime. Son parcours commence comme danseur pour Susan Buirge, et se poursuit pendant dix ans au sein de la compagnie Arcor fondée par Christine Gérard. Avec elle, il chorégraphie ses premières pièces tout en élaborant une œuvre personnelle riche d’une vingtaine d’opus à ce jour.
Parallèlement à ses créations chorégraphiques, Daniel Dobbels a toujours écrit sur l’art. Fondateur de la revue pour la danse “Empreintes” en 1977, il fait partie du comité de rédaction de la revue “Lignes” de 1987 à 1999. Critique d’art pour “Libération” de 1982 à 1992, il est chroniqueur pour les émissions Panorama (1987-1997) et Tout arrive (2003- 2007) sur France Culture. Il publie également de nombreux ouvrages sur l’art et la danse comme Le silence des mimes blancs (2006), Des gestes non mortels (2006) et Un art indécomposable (2007). Il écrit actuellement Cent ans de danse à travers cent ans d’histoire de l’art (titre provisoire), à paraître chez Hazan.

Loréna DOZIO

Lorena Dozio est née et a grandi en Suisse (canton du Tessin). Elle étudie les arts performatifs à l’Université de Lettres et Philosophie de Bologne avant d’intégrer la formation Essais en danse et chorégraphie au Centre National de Danse Contemporaine (CNDC) d’Angers sous la direction d’Emmanuelle Huynh. Dans ce contexte, elle commence à créer ses premiers projets chorégraphiques, elle collabore ensuite avec le danseur et chorégraphe brésilien Fernando Cabral dans le cadre de différents projets chorégraphiques comme Qui a besoin de réalité ? ou Accidental Project.

Par la suite, elle a entrepris une recherche autour de la relation entre le visible et l'invisible et sur la transformation de la matière. En 2012, dans le cadre de la formation en chorégraphie Transforme, dirigée par Myriam Gourfink à la Fondation Royaumont en France, elle a créé le solo levante sur la notion de la lévitation en collaboration avec les compositeurs Carlo Ciceri et Daniel Zea. levante, coproduit par la Fondation Royaumont et le Festival Archipel de Genève, a été présenté en Suisse et en France. Artiste en résidence au centre de création Mains d’Œuvres en France, de 2012 à 2014, Lorena Dozio a commencé la création du solo ALibi sur la composition musicale et le dispositif technologique de Daniel Zea. Ce spectacle a été donné pour la première fois à la Biennale de la Danse de Venise en juin 2014 puis repris dans différentes scènes de Suisse italienne et romande et en France. En 2015, elle a créé I Nauti, transformant le solo levante en un trio pour danseurs, qui a été représenté pour la première fois au festival Territori de Bellinzona.

En 2016 elle a crée le quatuor Otolithes au LAC de Lugano qui a reçu le soutien du Fond des Programmateur de RESO et qui sera présenté dans plusieurs théâtre en Suisse (Dampf Zentral, Théâtre des Sévélins-Programme Commun, Théâtre Roxy, ADN Neuchatel, Festival de Withertur, Teatro Sociale Bellinzona, Festival Performa,..). En 2017 elle va creer le trio ON AIR, pièce pour extérieur dans des jardins en France dans le cadre de Projet Nomade et commence à rechercher autour d’un nouveau projet solo.

Comme danseuse, elle a collaboré avec d’autres chorégraphes et artistes comme Laure Bonicel, Eric Didry, Catherine Bay, Boris Achour, Tiziana Arnaboldi, Emmanuelle Raynaut. En 2010, elle a été assistante de Maria Donata D'Urso pour la pièce Strata. Elle a étudié le Yoga Vinyasa et s’est formée au Yoga de l’Énergie à l’École Française avec Gianna Dupont.

Pour la période de 2016 à 2018, Lorena Dozio est artiste associée au théâtre LAC-LuganoInScena de Lugano dans le cadre du projet YAA ! (Young Artist Associated) soutenu par Pro Helvetia.

Marcela Santander Corvalán

 

Née au Chili en 1984, Marcela Santander Corvalán se forme à la danse-théâtre à la Scuola d’Arte Dramatica Paolo Grassi de Milan, puis à la danse contemporaine au CNDC d’Angers. En parallèle à sa formation en danse, elle étudie l’histoire à l’Université de Trento en Italie, ainsi que la théorie de la danse à l’Université Paris-8. Depuis 2011, elle travaille avec les chorégraphes Dominique Brun pour les pièces Sacre #197 et Sacre #2 et Faustin Linyekula pour Stronghold. Elle travaille aussi en collaboration avec Mickaël Phelippeau, pour les pièces Chorus, Set-Up et Pour Ethan.  En septembre 2014, elle présente son premier projet Something around the sound, co-signé avec Clarisse Chanel. En 2014, elle devient artiste-interprète associée au Quartz de Brest pour trois années. En 2015 elle crée la pièce Époque co-signé avec Volmir Cordeiro.

 

Voir son entretien sur : Le Poulailler revue indépendante du bout du monde

 

Mari Flønes

                        est une danseuse, chorégraphe et pédagogue de danse, formée a l’Université de Stavanger en Norvège.

Depuis sa formation Mari a travaillé comme danseuse interprète avec plusieurs chorégraphes norvégiens et comme chorégraphe en collaboration avec d’autres artistes. Des travaux chorégraphiques en photo et video font aussi partie de son parcours artistique. Mari est interessée par la rencontre entre les gens et la danse et mène des ateliers auprès de différents publics, en France et en Norvège.

 

A Brest, en 2013, Mari a été chorégraphe pour le projet ”Les Créatives” porté par l’association Danse à tous les étages. Dans le cadre du festival La Becquée elle présenté le solo ”Ce que je porte” au Mac Orlan et avec le collectif d’improvisation VIB le spectacle ”URA” au Centre d’art Passerelle.

 

 site web: www.mariflones.no

 

 

Titre du projet:

 

”Dans(e) la nature”

Titres chorégraphies (choisi par les eleves):

 

Plouider: ”Caches- chaches branches”

 

Guisseny: ”Nerzhoù an natur” (”Les forces de la nature”)

 

Note sur le projet:

 

Marcher dans la boue, rouler comme un tronc d’arbre ou sauter par dessus le ruisseau. Des branches biscornues, cassées et arrondies.”

 

Avec la nature autour de nous comme point de départ et l’improvisation comme méthode de travail, nous avons créé deux chorégraphies. Dans ces chorégraphies la nature apparait parfois concrete, parfois abstraite. Comment on marche pour faire craquer les branches tombées par terre? Quelle forme geometrique est-ce que nous pouvons trouver dans une vague?