Aude Lachaise vit à Paris.

 

Après une licence d’allemand (Université Rennes II) et un passage au Conservatoire de Rennes, Aude Lachaise suit en 2000, la formation Ex.erce au Centre Chorégraphique National de Montpellier.

Elle a travaillé comme interprète pour des chorégraphes au registre très divers comme Estzer Salamon, Robyn Orlin, Félix Rückert, Nathalie Pernette ou Olga Mesa.

Elle fait partie avec Virginie Thomas, Pauline Curnier-Jardin et Maeva Cunci du girls-band performatif : les Vraoums.

En 2009, elle crée et interprète un solo, Marlon, monologue sur le désir qui a obtenu le KBC JONG THEATER PRIJS dans le cadre du festival "Theater aan zee" à Ostende en 2011. Ce solo a été joué une centaine de fois en France et à l’étranger.

Le texte est paru aux éditions Lansman.

Elle est aussi comédienne dans des courts métrages, ceux du photographe Noritoshi Hirakawa ou encore de Marjolaine Grandjean.

Elle crée avec Michaël Allibert « la fille » au Sujet à Vif en Avignon en 2012.

Ses préoccupations tournent autour des questions de l’écriture textuelle qu’elle tente de mettre en scène grâce à ses outils chorégraphiques.

Actuellement, elle travaille sur son prochain projet dans lequel elle continue de développer la relation entre le texte, la chorégraphie et le chant.

 

 

Festival À Domicile

 

Laisser le ciel conduire

 

Le premier projet chorégraphique que jai signé en tant quauteur a été fait en 2012. Il sagissait dun solo, Ciel. Pour le construire, jai mis en place un travail dimagination qui consistait à danser des états de pauvreté vécus par des humains que je ne voyais plus depuis que je suis arrivé en France. Javais quitté le Brésil pour faire des études en France. Mes pratiques de création pour ce solo tournaient autour du désir de peupler le studio, le plateau et aussi mon quotidien des présences, gestes, images et attitudes qui me manquaient. Jai décidé de me confronter à l’écart quil y avait entre mon corps et les corps souvent pris par mon attention au Brésil ; ceux qui nexistaient plus dans mon nouveau territoire de vie, à Angers, en France. Jai choisi la mémoire et les sensations de certaines personnes que javais habituellement face à moi et avec qui j’établissais des formes de parenté comme une façon de penser, sentir et pratiquer la danse. Limagination est venue jouer un rôle décisif dans ce point de départ : faire le retour vers un continent en gardant le dépaysement comme condition principale, intensifier les affects, adresser au public toute une autre multitude d’êtres éloignés de ces lieux dorigine, et chercher leurs visibilités et résonances dans mon corps qui souvrait à une véritable transformation liée à son nouveau contexte de vie.

 

Grâce à linvitation de Mickaël Phelippeau, la confrontation à laquelle je mengage est toute autre : transmettre limaginaire évoqué par Ciel en trouvant des modes d’énonciations capables de transformer une pratique existante au préalable par le faire des amateurs rencontrés à Guisseny pendant dix jours de travail. Ensemble, on va reprendre les notions dadresse, dincarnation, de figuration, de possession, de géographie turbulente et de communauté à lintérieur de soi. On va danser le regard, on va croiser leur température, on va habiller les yeux. On va multiplier le solo : faire sortir la communauté que j’ai essayé de danser en étant tout seul sur scène pour maintenant le faire vivre dans plusieurs corps. On va reformuler lensemble des attitudes étrangères, inexploitées, inaperçues et qui sont en même temps présentes en nous-mêmes. On va danser l’écart entre limage quon pense avoir et celle quon a des autres, a priori de ceux quon suppose ne pas appartenir à notre monde. On va, avant tout, laisser le ciel conduire.

 

Volmir Cordeiro

Né au Brésil en 1987, Volmir Cordeiro a dabord étudié le théâtre pour ensuite collaborer avec les chorégraphes Alejandro Ahmed, Cristina Moura et Lia Rodrigues. Il intègre la formation « Essais » en 2011 au Centre National de Danse Contemporaine dAngers - Direction Emmanuelle Huynh et écrit actuellement à luniversité Paris-8 une thèse (boursier CAPES/BR) sur les figures de la marginalité dans la danse contemporaine. Dans son premier solo, Ciel (2012), Volmir Cordeiro a cherché à éprouver dans une adresse directe au public les solitudes de celles et ceux que la vie a condamné à affaiblir, disparaître, dérailler. ll a récemment intégré le projet Rétrospective de Xavier Le Roy à Salvador de Bahia, Rio de Janeiro et Paris, et est interprète de la prochaine création dEmmanuelle Huynh. 

 

http://le-poulailler.fr/2014/09/a-la-marge-volmir-cordeiro-a-domicile-autour-de-la-danse-contemporaine/

Sébastien Roux compose de la musique électronique qu'il donne à entendre sous la forme de disques, de séances d'écoute, d'installations ou parcours sonores, d’œuvres radiophoniques. Ses œuvres récentes placent le concept de traduction au cœur de son travail. Ce principe consiste à utiliser une pièce « du répertoire » (peinture, partition, texte) comme une partition pour une nouvelle pièce. La première tentative, intitulée Quatuor (2011, commande du GRM) est une pièce électro-acoustique basée sur des fragments du 10ème quatuor de Ludwig van Beethoven. La seconde, Nouvelle (2012, commande de la WDR) utilise les phrases sonores de La Légende de Saint Julien L'Hospitalier de Gustave Flaubert. Inevitable Music se base sur les instructions données par l'artiste américain Sol Lewitt pour réaliser ses Wall Drawings (dessins muraux). Ce dernier projet a fait l'objet d'une résidence aux Etats-Unis (Bourse Hors-les-murs, Institut Français).

 

Avec Célia Houdart, ils conçoivent deux parcours sonores : car j’étais avec eux tout le temps (Festival d'Avignon) et Dérive (Biennale Evento / Bordeaux) et le diptyque Oiseaux / Tonnerre (avec Olivier Vadrot et Yannick Fouassier). Le duo s'associe à Olivier Vadrot (designer) pour l'installation sonore Précisions sur les vagues #2, d'après un texte de Marie Darrieussecq (Festival d'Avignon), et une performance radiophonique Paysages rectangles (Festival Entre Cours et Jardin).

 

Sébastien Roux et Olivier Vadrot réalisent plusieurs installations sonores (However, Nikki, Wallpaper Music (avec Cocktail Designers, Collection Frac Rhône Alpes) et ont travaillé sur l’environnement sonore d’un collège situé dans le Territoire de Belfort.

 

Sébastien Roux a collaboré avec Séverine Ballon, Mathieu Bonilla, Greg Davis, Vincent Epplay, David Fenech, FRZ, Jürgen Heckel, Eddie Ladoire, Kim Myrh et Dragos Tara.

 

Il a réalisé l'environnement sonore de pièces chorégraphiques de DD Dorvillier, Lionel Hoche, Sylvain Prunenec et de deux textes de Célia Houdart : à demi endormi déjà (spectacle jeune public) et Fréquences (application Iphone, en collaboration avec André Baldinger, Martin Blum et Graziella Antonini).

 

Sébastien Roux a bénéficié de commandes (et/ou de résidences) de la part de la WDR (Westdeutscher Rundfunk), du GRM (Groupe de Recherches Musicales), de La Muse en Circuit, Centre National de Création Musicale, de CESARE - CNCM et du GMEM (Groupe de Musique Expérimental de Marseille) - CNCM.

 

Il est lauréat de la Villa Médicis hors-les-murs (USA) et du concours d'art radiophonique de La Muse en Circuit.

 

Il a travaillé à l’Ircam en tant qu'assistant musical pour Georges Aperghis (Avis de Tempête), Bruno Mantovani et Gérard Pesson.

 

Son travail est documenté par les labels Future Audio Graphics, Brocoli, Apestaartje, 12k, Carpark, Room40, n-rec, Optical Sound, Tiramizu et Tsuku Boshi.

 

 

 

http://le-poulailler.fr/2014/09/fragments-sebastien-roux-et-dd-dorvillier-a-domicile-autour-de-la-danse-contemporaine/

 

 

 

Marie Orts

est diplomée du cursus FAC du CNDC d'Angers sous la direction d'Emmanuelle Huynh. Elle étudie aussi l'ethnologie et se forme à la cinétographie Laban. 
Depuis 2011, elle est interprète pour différents chorégraphes tels qu'Emmanuell
Elle participe à l'élaboration de la dramaturgie de deux pièces de David Wampach : TOUR et VEINE et assiste Dominique Brun dans sa création du Sacre#197
En 2015, elle crée la chorégraphie de la pièce de théâtre Soulèvement(s) avec et par Marcel Bozonnet, Valérie Dréville et Richard Dubelski. 

 

Depuis 2012, elle met en place le projet NAGE dans lequel s'inscrit la fiction des hommes qui retournent à la mer.

 

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